The Box Set


100 Faces

Johnny Depp enchaîne les rôles difficiles, endure parfois des heures de maquillage et endosse souvent les personnages excentriques et bizarres. Il n’y a qu’à jeter un œil à quelques photos pour se rendre compte qu’il est presque méconnaissable d’un film à l’autre.

D’ailleurs il sera bientôt au cinéma dans Public Enemies (la photo où il est snipper).

Tout ça est bien sympa mais si je me suis décidée à rédiger cet article c’est pour vous montrer son dernier rôle en date pour Alice in Wonderland, le prochain Tim Burton.

Johnny Depp - Le Chapelier fou

Johnny Depp - Le Chapelier fou

Haha, Helena Bonham Carter n’est pas moins ridicule.

Helena Bonham Carter - La Reine de Coeur

Helena Bonham Carter - La Reine de Coeur

Je suis une grande fan de Burton mais là je sens que ça va être trop délirant pour moi…
Plus de photos à consulter ici



La Mécanique du Coeur, par Mathias Malzieu

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Edimbourg, 1874.
Jack naît le jour le plus froid du monde et son cœur en reste gelé. Mi-sorcière mi-chaman, la sage-femme qui aide à. l’accouchement parvient à sauver le nourrisson en remplaçant le cœur défectueux par une horloge. Cette prothèse fonctionne et Jack vivra, à condition d’éviter toute charge émotionnelle : pas de colère donc, et surtout, surtout, pas d’état amoureux. Mais le regard de braise d’une petite chanteuse de rue mettra le cœur de fortune de notre héros à rude épreuve prêt à toit pour la retrouver, Jack se lance tel Don Quichotte dans une quête amoureuse qui le mènera des lochs écossais jusqu’aux arcades de Grenade et lui fera connaître les délices de l’amour comme sa cruauté.

Conte désuéto-moderne mâtiné de western-spaghetti, La Mécanique du Cœur vibre d’une rugueuse force poétique où l’humour est toujours présent. Mathias Malzieu soumet aux grands enfants que nous sommes une réflexion très. personnelle sur la passion amoureuse et le rejet de la différence, donnant naissance à un petit frère de Pinocchio qui aurait fait un tour chez les Freaks de Todd Browning.

A partir de 11 ans, 178 pages. Editions Flammarion

J’ai rarement lu un livre aussi irrégulier. Mathias enchaîne prouesses sur maladresses et c’en est déroutant. Il y a des moments d’extases, et puis sur d’autres les mots retombent et ça a l’effet d’un ballon dégonflé.

L’atmosphère est belle et sombre à souhait, peut être un peu trop déjà-vue tout de même. Les personnages, cet amas de marginaux abimés chacun à leur façon, qu’on ne peut rafistoler. Avez vous déjà croisé ça quelque part ?

Il est difficile de décrire ce style. Très imagé, déconcertant. Voici quelques extraits.

Luna, prostituée qui se réfugie de temps en temps chez Madeleine

Et puis il y a Luna, blonde chatoyante, version préhistorique de Dalida, avec ses gestes lents et son sourire brisé, funambule sur talons aiguillissimes. Sa jambe droite a partiellement gelé le jour le plus froid du monde. Madeleine l’a remplacée par une prothèse en acajou avec un porte-jarretelles dessiné en pyrogravure. Elle me fait penser à la petite chanteuse, même accent de rossignol, même spontanéité.

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Dans la cave, en découvrant les bocaux de larmes de Madeleine

- A qui sont toutes ces larmes? je lui demande.
- Ce sont les miennes. Dès que je pleure, je récupère mes larmes dans un flacon et je les stocke dans cette cave pour en faire des cocktails.

Un jour de longs sanglots, je me suis aperçu que boire les larmes apportait du réconfort, surtout mélangées à un peu d’alcool de pomme. Mais il ne faut pas en prendre lorsqu’en est dans un état normal, sinon on ne parvient plus à être joyeux sans en boire et c’est le cercle vicieux, on n’arrête pas de pleurer pour boire ses larmes

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La rencontre avec Jack L’éventreur

- Alles les brumes! Faites claquer vos trains hantés, je peux vous en fabriquer, des fantômes de femmes sublimes, blondes ou brunes à découper dans la brume…
Sa voix se change en râle.
- Je peux les éventrer sans même les effrayer…et signer votre humble serviteur, Jack L’Eventreur ! N’aie pas peur, mon garçon, tu apprendras très vite à effrayer pour exister !

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Je ne peux m’empêcher d’être déçue. La fin est ratée, horriblement bâclée. Et tous ces moments manqués font mourir les gerbes d’étincelles et de magie que dégageaient ce livre.

La Mécanique du cœur reste tout de même agréable,  doucement amère. Elle n’atteint pas le niveau de voltige qu’elle promettait mais elle vaut le coup ne serait ce que pour les quelques bons passages écrits par la plume sucrée et enchanteresse du chanteur de Dionysos. Merci Little Jack pour le décalage horaire de ton horloge.

Dionysos a sorti un album éponyme, reprenant le livre en chanson. Ce n’est que mon avis mais c’est sans doute le meilleur album de Dionysos même s’il ne compte aucun de leurs grands singles. En collaboration, on y trouve toute la bonne brochette de la chanson française: Grand Corps Malade, Olivia Ruiz, Arthur H

Ma Note: 15/20

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Big Fish
janvier 29, 2009, 12:11
Classé dans : Films | Mots-clefs: , , , , , , , ,

En un film, il arrive à compiler toutes les histoires d’amour du cinéma: conflictuel, entre père et fils; inconditionnel, entre un mari et sa femme; manqué, entre un homme et celle qui aurait pu être sa femme; et, enfin, la plus passionnelle de toutes parce qu’elle rend immortel: celle entre un conteur et son histoire…

Le gentil géant nommé Carl, la sorcière des marécages à l’œil de verre prophétique, les siamoises vietnamiennes vedettes, Spectre la ville des pieds nus d’où l’on ne repart jamais…autant de lieux et de personnages qui ont l’air tirés tout droit d’un conte et qu’Edward Bloom prétend avoir connu et visité.
Son fils William ne connait de lui que ses histoires fantasmagoriques mêlant voyages et monstres de foires. Pendant son mariage, alors que son père raconte à l’assistance avec entrain comment il a réussi à récupérer son alliance alors qu’un poisson géant l’avait avalée ; Will éclate. Il crache à son père toutes ses questions qui le hantent : pourquoi avait-il tant besoin de faire de sa vie un conte ? Lui et sa mère ne comptaient donc pas assez pour l’attacher à la réalité ? Une dispute éclate et père et fils s’ignorent pour quelques années.
Le temps passe et Edward est touché d’un cancer, il est vieux et fatigué et ses jours sont comptés. Will retourne alors au chevet de son père avec cette envie pressante d’enfin connaitre l’homme qui se cache derrière le mythe. Car après tout que connaissait-il de son père ? C’était un inconnu, une connaissance qui l’avait vu grandir mais rien de plus.

Tim Burton abandonne l’esthétique macabre de ses précédentes œuvres tout en conservant la magie de son univers. Les couleurs sont vives, saturées. On va d’Edward Bloom, le vieillard croulant sur son lit de mort à Edward Bloom le jeune homme enthousiasme aux aventures extraordinaires. Il est si facile de remodeler sa vie, la raconter plus belle et passionnante qu’elle n’était…
On passe par tous les détails de la perfect life à l’américaine : les clôtures en bois blanc, les cirques, les coups de foudres, l’argent récolté avec un peu d’effort et beaucoup de hasards. Pourquoi s’encombrer d’expériences malheureuses dites-moi ?
C’est au chevet du lit d’hôpital d’Edward, sous une faible lumière au néon qu’enfin William « marche dans le jeu » de son père en devenant cette fois le conteur. Le vieil homme expire et s’en va dans son monde imaginaire en laissant derrière lui un cadavre et une tristesse bien réels.

La scène de l’enterrement est assez unique. Barrez vous pluie, boue et visages tristes ! Ce film se doit d’être béat jusqu’à la fin ! William se rend alors compte en rencontrant les amis de son père que ce dernier ne lui a jamais menti, il n’a fait qu’enjoliver.

Ewan McGregor fait un peu…niais. Mais vu le « Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes » que s’est inventé le vieillard pour contrer toute forme de malheur on peut très bien imaginer que c’est fait exprès.
Danny Elfman, l’éternel oiseau chanteur de Tim Burton hésite sur certains morceaux. Les couleurs éclatantes lui sont assez étrangères mais il s’en sort très bien finalement. Quelques perles à retenir: Jenny’s theme, Underwater, Man of the Hour (Pearl Jam).

Ma Note : 18/20. Ce film est donc un bel appel au rêve et à la fantaisie, poétique, émouvant et très personnel. A mettre sans hésiter sur l’étagère des films qui marquent pour longtemps.