Classé dans : Music | Mots-clefs: Beck, Danger Mouse, Dark Night of The Soule, Eels, Gorillaz, Iggy Pop, Jay-Z, Julian Casablancas, Little Girl, Modern Guilt, Nouvelle vague, Reda Allali, Sparkerhorse, Summer, The Beatles, The Black Album, The Flaming Lips, The Grey Album, The White Album, Tito and Tarantula

Après de longues et éprouvantes révision -plus éprouvantes que les exams même-, je peux enfin m’étendre les doigts de pied en éventail sans me sentir coupable.
Hier Reda Allali (chanteur de Hoba Hoba) faisait remarquer à la radio que “Le Rock’n'Roll n’a plus de nationalité. Il n’est plus anglais, ni américain”. Jusque là pas de quoi allumer un pétard. Il ajoute : “Preuve en est les bréziliens Tito and Tarantula et leur Rock crasseux. Fermez les yeux et imaginez vous de grosses motos double cylindres, des bonshommes à moustaches et de longues routes cheminant dans le désert.” L’aspect motard et veste en cuir est pas visible dans tous leurx morceaux par contre. Il faut recourir à leur Myspace vu que je n’arrive pas à trouver des vidéos correctes sur Youtube.
Finalement c’est rassurant de voir qu’un peu partout dans le monde le virus du rock commence à se propager. Peut être pas aussi vite que la grippe porcine mais ça avance.
Pour les gens qui sont enfermés dans un abri nucléaire sur la planète Mars mais qui ont quand même l’accès internet pour atterrir sur mon blog, jetez un oeil à Dark Night of The Soul le dernier album de Danger Mouse. Tout le monde parle de leur tentative de “révolutionner la vente de disques”. En effet la totalité de l’album est téléchargeable gratuitement ici. Et histoire de pouvoir se payer ses lunettes de soleil class le gars met en vente une pochette d’album contenant un CD vierge (à vous de graver) et un livre de photos d’une centaine de pages. L’ensemble est plutôt sympa et on compte la participation de Julian Casablancas (le génialissime chanteur des Strokes), Iggy Pop et The Flaming Lips.

Little Girl – Danger Mouse & Sparklehorse et Julian Casablancas
Just War – Danger Mouse & Sparklehorse et Gruff Rhys
Pour ceux que ça intéresse Danger Mouse avait également sorti un album pirate à présent introuvable The Grey Album remix du Black Album de Jay-Z et du White Album des Beatles. Jay-Z est plutôt cool mais la major détenant les droits d’auteur des Beatles a pris ça assez mal. Danger Mouse est également le producteur de Gorillaz et du Modern Guilt de Beck entre autres.
Petite playlist du moment : click click
Des trucs à peu près énergiques parce que c’est l’été, des trucs plus relax parce qu’il faut bien faire bronzette, un peu de Eels et de Nouvelle Vague pour fêter leur nouvel album réspectif…
Classé dans : Films, Music | Mots-clefs: Beck, Bill Murray, BO, Cinéma, Eternal Sunshine of the Spotless Mind, Film, Jim Carrey, Kate Winslett, Marie Antoinette, My Bloody Valentine, Scarlett Johanson, Sofia Coppola
Vous m’excuserez pour le titre hybride qui ne met pas beaucoup en confiance…Mais qu’ont ces deux films en commun?
D’abord ils datent tout les deux de 2004 (vous voyez comme je suis en retard dans mon planning). Puis ce sont tous les deux des films d’amour, mais dans le genre amour avec très peu d’étreintes et beaucoup de regards pas trop niais.
Commençons par Lost in Translation qui a germé dans l’esprit de Sofia Coppola alors qu’elle passait elle même un séjour au Japon (dans un hôtel de luxe, ça va sans dire).
Qu’est ce que ça donnerait si un ex-acteur à succès réduit à tourner des pubs (Bill Murray) croisait le regard d’une jeune diplômée en philosophie un peu perdue (Scarlett Johanson) dans les couloirs d’un hôtel haute gamme?
A première vue pas grand chose : un petit sourire de loin, de courtes conversations au bar…en gros, pas de quoi faire un film.
Cette relation tout se qu’il y a de plus banale va au bout du compte évoluer en un simple “Qu’est ce que je me sens bien avec lui/elle!”.
Je crois que ce film est tellement fluide dans le visuel, les décors, la musique, le scénario qu’on ne se sent un peu surpris quand le générique commence à défiler de n’être finalement assis que devant un écran. Bref, léger et agréable sans doute et tellement réaliste qu’on se croirait presque dans un documentaire qui fait son cinéma. D’ailleurs c’est assez étrange de trouver réaliste un film aussi…particulier? (On ne croise pas des acteurs déchus dans des hôtel de luxe tous les jours). C’est décidément trop lisse et poli, avec tout de même une fin originale.
BO assez sympathique : de la pop douce et un peu de My Bloody Valentine, Air et Jesus & Mary Chain (Just Like Honey).
Ça vous intéresse d’enfin connaitre le murmure de Bob dans la rue bondée? So just go here.
Note : 17/20
Ah, il y a deux figurantes japonaises pas très professionnelles dans la salle d’attente de l’hôpital qui n’arrêtent pas de rire : P
Ensuite, Eternal Sunshine of the Spotless Mind, étrange petit bijoux cinématographique. Je crois que j’ai enfin réussie à comprendre ce que je regardais quelque part vers les 15 dernières minute. Quand je ne comprend pas en général, je zappe. Là je me suis sentie obligée de rester jusqu’à la fin.
Mon dernier film avec Jim Carrey m’avait laissée très sceptique (Le Nombre 23, sans doute le pire film dont le cinéma ait accouché jusqu’à présent). Et puis c’est drôle de voir Jim Carrey jouer à la perfection le rôle du timide et réservé et d’avoir à côté une Kate Winslett sautillante et délurée.
Contrairement à Lost in Translation, ici les effets visuels abondent (mais rien à voir avec la guerre des étoiles). Et puis ça donne à réfléchir sans doute, il y a plus d’accroche pour s’émouvoir.
Est ce qu’il y a des personnes destinées à se rencontrer quoi qu’il advienne, même après un lavage de cerveau? Après s’acharner à oublier, finit-on toujours par se battre pour conserver un précieux souvenir, aussi désagréable eut-il été par moments? (Anyway, Je me perd dans le subjonctif et la guimauve philosophique)
Ici aussi, une fin comme je les aime : pas de celles ou tout finit bien dans le meilleur des monde, pas de celles non plus ou tout le monde meurt pour imiter Hamlet. Une fin incertaine qui se décidera dans les coulisses.
Pour la BO : Il y a de l’indie, puis la superbe chanson de Beck (Everybody’s Gotta Learn Sometimes), Il y a même eut Mr Blue Sky à un moment je crois.
Note : 18/20
En relisant ce que j’ai dit sur Jim Carrey je me suis aussi rappelée mon dernier Sofia Coppola: Marie-Antoinette, peu concluant. Il ne faut décidément jamais, jamais, s’arrêter sur un seul film.
Et puis puisque cette fois je vous ai servi des films d’amours aussi bons soit-ils, je tâcherai de vous préparer un ou deux films bien sanguinolents pour la prochaine fois

En parlant de Marie Antoinette...




