The Box Set


Lord of War
août 25, 2008, 2:42
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L’autopsie d’un monde pourri qui, d’un bout à l’autre, vous tient en haleine et fait froid dans le dos

Né en Ukraine avant l’effondrement du bloc soviétique, Yuri arrive aux Etats-Unis avec ses parents. Il se fait passer pour un émigrant juif…
Audacieux et fin négociateur, il se fait une place dans le trafic d’armes. Les énormes sommes d’argent qu’il gagne lui permettent aussi de conquérir celle qui l’a toujours fasciné, la belle Ava.
Parallèlement à cette vie de mari et de père idéal, Yuri devient l’un des plus gros vendeurs d’armes clandestins du monde. Utilisant ses relations à l’Est, il multiplie les coups toujours plus risqués, mais parvient chaque fois à échapper à Jack Valentine, l’agent d’Interpol qui le pourchasse.
Des luxueux immeubles new-yorkais aux palais des dictateurs africains, Yuri joue de plus en plus gros. Convaincu de sa chance, il poursuit sa double vie explosive, jusqu’à ce que le destin et sa conscience le rattrapent…

«Mes armes tuent moins de gens que les voitures où l’alcool. Et sur mes armes, il y a un cran de sûreté » ou encore « Je n’ai jamais rien vendu à Ben Laden. Pas par éthique mais parce qu’il signait des chèques sans provisions. ». Lord of War marque le rythme à coup de répliques cyniques et d’humour grinçant. Andrew Niccol, subtile, n’a choisi pour son anti-héros ni l’attirail du brave qui prend sur lui ni celui de la malheureuse victime. Un film sans tabous sur un homme dont le lieu de travail s’étend sur les terrains de combat des plus grands conflits mondiaux.

Bambi a peut être fait pleurer des gamins de 30 ans, mais le point de vue des ordures c’est bien aussi ! Sarcasmes et morale douteuse se mêlent dans l’esprit de Yuri où seul compte le profit. Car peu importe dans qui ou quoi ses balles se retrouveront, quitte à recevoir sa propre marchandise dans le ventre en négociant. Mais attention ! Ce type à l’évidente saloperie n’assume pourtant pas l’étiquette de « méchant ». Il avoue que sa couleur préférée est le gris, on l’avait deviné à son humour tragique et à cet univers plein de paradoxes. C’est finalement sa bien aimée qui découvre la vrai nature de son travail sur les notes de “Hallelujah” de Jeff Buckley.

Yuri et son frère en pleine overdose

Casting : Nicolas Cage dans l’un de ses meilleurs rôles au cinéma. Jared Leto, le frère drogué (il faut pas oublier les bonnes habitudes de Requiem for a Dream) qui a quand même bonne conscience…

Chaque scène de ce film est marquante, du générique si efficace à la fin qui prouve bel et bien que le mal survit toujours, ou du moins qu’il ne s’agit pas d’une bête décision “Hey mec pourquoi tu te ranges pas du bon coté?”. De beaux mots et de belles images pour illustrer l’horreur du monde. Puissant, mais surtout très inquiétant.

Ma Note : 18.5/20, un film jouissif qui n’a pas la prétention de sauver le monde mais qui nous procurera 2h de pur plaisir. Ça existe encore les producteurs qui nous prennent pas pour des cons.

Regarder le générique

“The life of a bullet”